Ce blog est inspiré, psychographiquement notamment, par l'esprit d'Ihsane, qui n'est nullement réduit à sa dernière incarnation en tant qu'Ihsane Jarfi, mais dans sa complétude d'esprit parfait.
C'est ainsi qu'il s'est présenté et se présente à moi qui ne suis que son intermédiaire avec les incarnés, son médium.


Quand on n'a que l'amour...


Bienvenue ! مرحبا

Pour comprendre le monde des esprits où je me trouve, merci de lire Allan Kardec : Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums.

L'étincelle de génie est en soi; faut-il la capter, en faire flamme éblouissante !


mardi 19 avril 2016

Lettres d'Ihsane au roi du Maroc



Extraits du livre d'Ihsane : 
chapitre 10


Adresse à mon roi : Rendez-moi justice !


Je dois redire que je suis entouré d'esprits bienveillants, car il existe une loi des affinités entre esprits les faisant se retrouver ensemble. On me dit que les qualités morales  dont j'ai fait preuve sur terre étaient celles d'un esprit digne de tous les honneurs. Certes, je ne suis pas encore un esprit supérieur, plus élevé dans les qualités éminentes, mais je marche sur les traces des plus dignes, suivant leur exemple.
J'ai déjà dit que parmi les esprits qui ont soulagé ma peine, faisant que ma période de trouble ne soit pas longue, il y avait notre saint Ali Ibn Hamdouche qui est, en quelque sorte, mon  guide sur le plan spirituel. C'est qu'ici, comme sur terre, on a toujours l'équivalent des parents pour nous entourer, nous aider à évoluer. Tout comme on naît d'une mère et d'un père, on a en quelque sorte des parents qui sont des esprits nous guidant tant qu'on voudra de leur aide. Ils sont toujours disponibles pour un minimum d’ouverture à leur ministère. 
Rien ne s'impose à un esprit qui à jamais dispose de son sort, pour le meilleur et pour le pire, toujours en parfaite connaissance de cause. Car un esprit est fondamentalement en liberté, rien ne se faisant contre sa volonté devant être manifeste, spontanée et libre. Si ce n'est pas le cas, le guide spirituel aide l'esprit récalcitrant à évoluer sans le contrarier, en se tenant toujours tout près pour l'aider à faire le bon choix. Faut-il l'accepter ou le vouloir ! 
Comme on est entouré sur terre d'amis qu'on choisit ou qui viennent à nous, il se passe exactement la même chose au ciel. Aussi, on n'est jamais seul ; le plus méritant étant le plus entouré, le plus choyé. Il est toutefois bien rare, sauf pour les saints, qu'une affinité existe jusqu'à l'osmose entre un esprit désincarné et un esprit incarné. 
Or, c'est ce qui m'arrive et c'est assez exceptionnel pour que j'en parle, même par bribes, la naturelle humilité que j'apprécie tant, de cette même veine mienne, étant susceptible d’être froissée. 
On ne peut qu'être aussi digne qu'humble quand on est éligible à une spiritualité précoce, humainement incarnée ! Cela se passe ici de la même façon que  sur terre. On a des esprits nobles, bons et d’une certaine façon divins ; ce sont ceux qui ont réussi à évoluer en se débarrassant de tous les travers de la nature humaine dans sa matérialité. Et on a des esprits qui sont en cours d'évolution, encore en début de processus. Ces derniers gardent pas mal des traits qu'ils avaient sur terre, au point qu'ils ne semblent pas trop différents des incarnés dans leur manière d'agir. Ils ont besoin de vivre d'autres vies pleines d'épreuves afin de se débarrasser de leurs travers. De tels esprits ont un certain pouvoir, limité à ceux qui sont de leur nature, incarnés ou désincarnés ; cependant, ils sont dénués du moindre pouvoir en présence des esprits qui leur sont supérieurs, à la manière du garnement en présence de l'adulte.
On peut aussi garder certains aspects de l'épreuve vécue sur terre dans le cadre des desseins de la Providence. C'est ce qui m'arrive, n'étant pas totalement débarrassé de ma chair ; ce que j'ai vécu comme terrible expérience — acceptée avant de naître, faut-il que je précise ? —, supposant une telle douloureuse issue. Il me fallait souffrir pour autrui; ainsi avancent les justes causes qu'on a accepté de servir tout en servant la sienne propre et l'accomplissement de la destinée que j'étais ainsi appelé à parfaire. C'était pour moi la voie pour retrouver une voix juste perdue de vue, devant retrouver ma totale unité.     

C'est donc avant de naître que j'ai accepté la mission d'être partie prenante à l'évolution de la cause des innocents homosensuels en terre d'islam ; cela explique certains des aspects de ma vie et de mon drame. Cela explique également son prolongement qui devait être d'impliquer le Maroc, mon pays d'origine. Car, l'abolition de l’homosensualité se fera au Maghreb avant de s'étendre dans le reste des pays de l'islam.
J'ai accepté en quelque sorte d'être l'un de ces rédempteurs, ne manquant jamais au temps de désespoir, des turpitudes humaines, en l'occurrence musulmanes ; et comme me le confirme le saint soufi, mon guide, cela supposait aussi l'action de nombre de justes, du côté du ciel comme de la terre. Du premier, il y a déjà lui, mais bien d'autres. Du côté de la terre, et c'était ma gratification, il y a celui qui réceptionne mon message spirituel dont la mission était ainsi arrivée à sa complétude avec nos retrouvailles. C'était, dans le prolongement de mon sacrifice, l'apothéose destinale, celle d'une synchronicité de destinées. 
Parmi les justes incarnés, il est aussi un roi appelé à sa propre complétude réale, acceptant ce dont le charge la Providence, la mission d'abolir l'homophobie en son royaume. Ce sera pour lui la consolidation de son trône contre de sérieux troubles en sapant les fondements. L'ami médium qui consigne mon message c'était déjà adressé en l'objet au dit roi ; c'est ainsi que j'ai été orienté vers lui quand j'ai désespéré de la fondation de mon père. 
Au début, je n'avais pensé qu'à elle, croyant qu'elle ne pouvait se désintéresser de ce qui était la plus évidente des causes à mes yeux ; mais cela n'était pas assez évident aux siens.  Autour de moi, on me fit comprendre que les choses n'étaient jamais nécessairement aussi évidentes pour les humains qui ont leurs propres lois. Il me fallait quelqu'un qui fût assez spiritualisé pour me comprendre, être en phase avec moi et autoriser l'accomplissement de la partie finale de ma mission sur terre. Quitte à paraître relever de la folie pour les humains. 
Or, la Providence avait déjà désigné quelqu'un ayant osé faire taire ses scrupules pour parler d'homosexualité — qu'il débaptisait homosensualité —, démontrant sa licéité en islam ; quelqu'un qui m'a aussi précédé en s'adressant de lui-même à mon roi. Cette personne était toute indiquée pour que j'aille à sa rencontre, en appeler à son aide. 
C'est bien la Providence qui le voulait et l'avait arrangé. Ce que je ne savais pas encore, c'était la grâce divine qui m'était ainsi réservée, allant appeler secours auprès de la personne que je quêtais inlassablement. Tout comme elle-même, au reste. Car comme l'ont bien compris certaines philosophies spiritualistes, comme j'en avais déjà parlé, l'âme scindée réussit ses vies en étant à la quête de retrouvailles de ses différentes parties pour la réalisation de cette unité qui est pour l'esprit ce qu'on nomme l'unité d'un homme. 

Mes messages au roi furent réceptionnés par cette chère personne psychographiquement et par elle fidèlement transmis et publiés sur les médias électroniques, ce monde virtuel si ressemblant au monde spirituel. Il a intitulé celui en français : Message d'outre-tombe d'Ihsane. Je l'ai prié de le reproduire ici tel qu'il l'a publié, fidèlement conforme à ce que je lui avais transmis :

Majesté, mon roi,     
Je suis croyant et j’ai toujours honoré ma religion.

Je vous ai toujours admiré et j'ai été heureux de votre arrivée au trône. J'y voyais une heureuse période pour notre pays devant en faire une démocratie modèle, fidèle à ses valeurs ancestrales d'humanité et de tolérance et ouverte au monde.

Je rentrais souvent au Maroc plein de joie et de fierté, car j'aime plus que tout le pays de mon père, tout autant que j’aime la Belgique, pays de ma mère.

Mais je me sens avant tout Marocain et j’étais fier de l'être, terre natale de mon père et de mon grand-père que j'adorais.

Or mon second pays, ma chère Belgique, m'a aidé à découvrir ce que je suis et m'a aidé à ne pas être en guerre avec ma propre personne. Je m’y suis découvert ce que j'étais et c'est grâce à la patrie de ma chère mère que j'ai fini par accepter mon homosexualité, cette nature placée en moi par Dieu que j'honore en bon musulman.

Cette nature, je l'ai longtemps refusée. J'ai tout fait pour la gommer, acceptant même de brimer mes penchants naturels en me forçant d'être conforme à ce qu'on attendait de moi : être viril.

Or, malgré toute ma sincère volonté dont tous ceux qui me connaissaient peuvent    en témoigner, je ne l'ai pas pu. Et c'est la mort dans l'âme que j'ai accepté ce que Dieu a voulu que je sois, heurtant le regard de mes compatriotes, faisant de la peine à mon père au point de l’amener à regretter s'être installé en Belgique.

Heureusement, il y avait ma chère maman et aussi ma foi inébranlable en notre Dieu Clément et miséricordieux. J'honore Dieu et je me plie à Sa volonté. C'est lui qui a voulu ce que j'étais et je ne pouvais contrarier cette nature mise en moi. C'était honorer Dieu que de vivre ainsi qu'il m'a fait : homosexuel.

D'ailleurs, jusqu'à ma dernière seconde de vie sur votre terre injuste, je n'ai pas arrêté d'invoquer le Seigneur. C’est ce qui a ajouté à l'agressivité de mes bourreaux qui ne pouvaient accepter qu’un homosexuel fût musulman. Leur homophobie était aussi une islamophobie.

La part féminine en moi a été un drame pour mon père, connaissant bien les moeurs marocaines ; elle l’a amené à m'interdire d'aller en mon pays pour me préserver. Ainsi, j'ai été privé de me rendre au Maroc à cause de sa législation homophobe.

Aujourd'hui, délié de l'obligation trop humaine d'hypocrisie sociale, je réclame justice. Je revendique le droit de pouvoir entrer en toute dignité en mon pays, faire ce que je n'ai pu faire de ma vie.

Je réclame justice à Sa Majesté

Gardant toute ma confiance en vos qualités humaines et votre largeur d'esprit, connaissant votre attachement à honorer l'islam et rendre justice à vos sujets, je vous demande solennellement d'abolir l'article 489 du Code pénal qui viole mes droits de citoyen marocain et de musulman pieux honorant sa religion tolérante et humaniste.

La preuve a été faite que l'homophobie n'est pas islamique ; le grand faqih Ibn Hazm le rappelle. On compte d'ailleurs nombre de jurisconsultes dignes du plus grand respect qui étaient homosexuels. Et ici, au    paradis, les bienheureux ont droit à vivre selon leur nature avec les éphèbes du paradis, houris masculines.

Je suis Marocain et ma fierté restera blessée tant que je n'aurais pas obtenu mon droit d'y rentrer comme tout autre Marocain hétérosexuel sans avoir à supporter de regard réprobateur ni la haine ou l'injustice légale actuelle.

J'ai manifesté à mon père ma réclamation d'une telle justice à la manière habituelle de la tradition arabe, mon âme prenant la forme de la chouette des cimetières. Mon père, cloîtré dans son couloir du deuil, ne s'en est pas rendu compte, mais il en a parlé dans le livre qu’il m’a dédié.

Cela a permis à mon message d'avoir l'écho que je lui voulais auprès d'autres humains qui font partie de ces justes dont la vie humaine ne saurait manquer. C'est à travers l'un d'eux que je vous fais parvenir cette requête tendant à me rendre enfin justice au Maroc.

Majesté, saisissez donc le triste anniversaire de mon drame pour abolir une loi qui augmente ma douleur. Elle a déjà ému mes compatriotes    — ce dont je les remercie vivement du plan des vérités où je suis désormais !

Injustice anti-islamique nommée homophobie

Majesté, décidez que justice me soit rendue en ce 22 avril, nuit terrible qui m'a valu la mort terrestre.

Sinon, Majesté, décidez l'abolition de la loi homophobe au Maroc pour le 1er mai, jour où l'on a trouvé mon corps supplicié.

Majesté, je suis loin de la vanité humaine, et je réclame que l’injustice qui m’a frappé et frappe mes semblables soit levée en notre beau Maroc, cette injustice qui fait relever de l'islam ce qui viole et son esprit et sa lettre.

Rendez-moi, justice, mon bon roi ! Permettez à tout homosexuel de vivre dignement au Maroc, pays se voulant honorer l'islam authentique dont vous êtes le Commandeur.

Mon bon roi, je vous ai toujours aimé et je vous aimerai encore plus demain, quand  votre royaume sera le premier pays musulman à conformer sa législation en matière de moeurs à l'islam en abolissant une homophobie anti-islamique.

Ma confiance est totale en mon bon roi et j'espère revenir en un Maroc réconcilié avec son âme de toujours, celle de l'humanisme et de la spiritualité.

Avec la bénédiction pour Votre Majesté de tous les bienheureux du Paradis.

Que le Maroc en soit une parfaite illustration terrestre !

Aujourd’hui, cela est possible par l’abolition de cette injustice anti-islamique nommée homophobie.

Ainsi justice me sera rendue !    

  
Je lui en ai dicté un autre en arabe dont notre saint Sidi Ali Ibn Hamdouche m'a imprégné lors d'un voyage nocturne à son mausolée ; il l'a intitulé Lettre  spirituelle au roi Mohammed VI d'Ihsane jarfi.
J'aurais souhaité qu'il précise qu'elle était aussi du saint qui l'a inspirée, car si je maîtrise le français, l'anglais et l'espagnol, que j'améliore continuellement ici en compagnie d'esprits érudits, je ne possède pas la qualité littéraire de la lettre. Mais Sidi Ali m'en a dissuadé, disant que c'était bien ma lettre désormais et que je serais en mesure de penser et d'écrire comme lui, car je ne manquais ni de qualité ni de l'envie d'en avoir encore et encore, ce qui est la clef du savoir quand on n'est pas dépourvu d'intelligence. 
Bien que de telles paroles du saint aient heurté ma naturelle modestie, je ne pus rien dire, car un saint ne fait jamais de compliments, disant juste le vrai, et que je sentis aussi qu'elles avaient quelque peu l'effet curatif sur une partie de ma douleur.
Venant du reliquat de matérialité resté attaché à mon esprit à cause de la violence de l'agression, celle-ci se voyait atténuée à chaque pensée positive relative à ma personne physique et morale en tant qu'incarné ; chaque parole d'amour, chaque intention affectueuse attaquant le mal et l'érodant, une affection positive venant ainsi remplacer l'affection négative, ce mal qu'on a mis en moi la nuit du 21 au 22 avril 2012. 
Le feu des sentiments d'amour, qu'il soit spirituel ou physique, a aussi le même effet, un feu pur éteignant en ma partie matérielle le feu impur allumant mes cendres. Tout se passerait en quelque sorte comme lors d'une dialyse.  
C'est d'une telle filtration de ce qui est en moi de vicié par la torture des barbares que j'ai continuellement besoin aujourd'hui dans ma station entre ciel et terre, la matérialité attachée à ma spiritualité ne devant disparaître qu'avec l'abolition de l'homophobie au Maroc.     
C'est ce que j'ai dit au roi dans mon second message en arabe dont j'ai prié le messager d'en reproduire sommairement la traduction :

Voici ma volition que se soumet à votre attention, Majesté, par l'intermédiaire d'un aspirant soufi spirite aimant notre pays et que j'ai élu pour vous faire parvenir ma demande.

Je ne souhaite que votre justice 
Je ne souhaite que votre justice afin que la patrie de mes ancêtres ne soit pas injuste à mon égard alors que la patrie de ma mère m'a amplement rendu justice.

Je suis tombé victime de la haine de barbares pour le différent, à cause de sa religion islamique et de son homosensualité (homosexualité). Cela arriva en cette atroce nuit des dix derniers jours du mois d'avril. En ces horribles heures, je n'ai jamais oublié mon Seigneur, n'ayant que son nom à la bouche, mon coeur l'invoquant, implorant sa miséricorde ; ce qui faisait redoubler de violence et de cruauté les sauvages qui me suppliciaient.

Dieu m'a enveloppé de sa grâce, étendant sur moi une bénédiction du ciel qui a eu pour effet de protéger mon esprit, le déconnectant des horreurs atteignant mon corps soumis à une torture inouïe, d'une rare violence. Aussi, les quatre heures que prit mon âme pour quitter mon corps supplicié furent éclairées d'une lumière céleste qui accompagna mon ascension vers la lumière de Dieu en ces cieux.

Toutefois, mon âme aujourd'hui est triste malgré ma proximité de mon créateur du fait que la cause derrière le supplice infligé à ma dépouille mortelle existe toujours dans mon pays ; c'est cette même cause qui m'a empêché ma vie durant d'y entrer et qui me retient d'y aller présentement puisqu'on y brime les innocents pour cause d'une homosensualité (homosexualité) placée en eux par Dieu, nullement choisie par eux.     
      
Une nature par Dieu voulue en certaines de ses créatures  

C'est une essence de certains humains qu'ils n'ont ni choisie ni voulue ; combien n'ai-je pas tenté en vain de me libérer de ce qui était objet de dégoût pour certains, de mépris et d'insulte chez d'autres, comme si l'on avait la liberté de choisir sa nature sexuelle ainsi que cela n'est point possible pour la couleur des yeux, par exemple.

Mon homosensualité (homosexualité) est naturelle, voulue par Dieu en moi et nul ne sait contrarier la volonté divine. De quel droit mon pays punit-il donc les gays ? Et de quel droit fait-on d'une nature qui est une essence placée par Dieux chez certaines de ses créatures une turpitude ? Depuis quand le sexe est immonde alors qu'il fait la vie telle que prévue par Dieu pour ses fidèles, gay de sexe ou non ?

L'article du Code pénal qui criminalise les relations avec un même sexe viole  les préceptes tolérants de notre foi et contredit ce qu'il y a dans l'islam d'humanisme et d'altérité. Aussi est-il temps de l'abroger au nom de la justice et de l'islam authentique qui n'a rien à voir avec ce qu'on voit aujourd'hui et qui n'est que diabolique diablerie.   


Majesté,

Je vous ai aimé et toujours estimé votre règne porteur de consolidation des qualités de tolérance et d'amour qui caractérisent les Marocains, ma fratrie dans la foi ; que ne leviez vous cette injustice que subit une partie du peuple et des jeunes de notre pays !

Et que j'aimerais qu'une telle inéluctabilité coïncide avec ce troisième anniversaire de la fin de mon corps rendant justice à mon âme, non pas des hommes, mais de ce qui les vicie, c'est-à-dire ces lois qui défigurent l'amour dans le coeur humain !    
Je suis parmi les esprits purs 

Je suis au sein du paradis, dans l'infinie grâce divine ; j'y rêve que notre patrie s'inspire de ce qui caractérise notre foi d'amour de Seigneur pour ses fidèles afin de ne pas en priver ceux dont la destinée est d'être gay se retrouvant dans une condition d'être brimé sans motifs ni raison.

Que n'autorisiez vous la cessation une telle brimade et que mon drame participe à l'abolition de la loi homophobe qui n'est point islamique puisqu'il est attesté que rien d'avéré n'a été rapporté du prophète ni de ses Compagnons selon ceux qui n'ont pas altéré leur religion par une lecture judéo-chrétienne. 

Car de deux choses l'une : ou l'homosexualité (homosensualité) est prohibée, alors il faut appliquer les lois hideuses qui mettent à mort les gays ou elle n'est pas prohibée et alors l'article 489 du Code pénal est le crime même contre des innocents.    
   
Avant de finir cette lettre, et tout en remerciant vivement celui qui la réceptionne, je me dois de vous transmettre ce que m'a dit l'esprit du saint Ibn Hamdouche qui m'a aidé à écrire cette lettre.

Son esprit est bien ennuyé de ce qui atteint ses disciples, en colère contre votre police, demandant que vous leviez toutes les manifestations de répression qui altèrent la sérénité de son festival annuel, faisant appel à vous afin que vos serviteurs respectent la sacralité de son mausolée et la sainteté de l'amour en islam dans toutes ses caractéristiques. 

Le pieux saint assure que récemment, en terre maghrébine — en Tunisie exactement —, il s'est trouvé un puissant qui a osé déranger le repos d'un vénérable saint qui a alors aboli son règne, l'exilant de son pays ; aussi exhorte-t-il son roi d'interdire à sa police d'agresser ses visiteurs afin qu'elle ne dérange plus son révéré saint et pour que sa royauté soit bienheureuse pour toujours. 

Qu'il serait souhaitable, mon bon roi, que vous renforciez votre honorable monarchie par encore plus de justice et d'équité pour qui est dans ma situation, vous implorant de le secourir en le libérant du joug d'une loi injuste contraire à l'islam !

Et qu'il vous soit donné de demeurer l'auguste protecteur de la foi authentique, celle de la tolérance et de l'amour !   

Avec mes remerciements renouvelés pour qui a bien voulu réceptionner ce message et son ouverture au souffle spirituel qui, j'en formule le voeu, gagnera le Maroc grâce à vos soins et toute la terre afin qu'y règne la paix, l'islam n'étant rien d'autre.

Que Dieu vous garde pour le royaume et l'islam magnanime et miséricordieux au Maroc et en terre d'islam.  


Lettre transmise par psychographie au petit matin du 22 avril 2015.