Ce blog est inspiré, psychographiquement notamment, par l'esprit d'Ihsane, qui n'est nullement réduit à sa dernière incarnation en tant qu'Ihsane Jarfi, mais dans sa complétude d'esprit parfait.
C'est ainsi qu'il s'est présenté et se présente à moi qui ne suis que son intermédiaire avec les incarnés, son médium.


Quand on n'a que l'amour...


Bienvenue ! مرحبا

Pour comprendre le monde des esprits où je me trouve, merci de lire Allan Kardec : Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums.

L'étincelle de génie est en soi; faut-il la capter, en faire flamme éblouissante !


lundi 18 avril 2016

Ma rencontre avec Ihsane


Extrait de l'avant-propos du livre d'Ihsane  :



«Je suis Ihsane et je réclame justice !»



Un esprit demande l'abolition de l'homophobie en islam






L'esprit qui parle dans ce livre est venu à moi, celui d'Ihsane Jarfi, jeune belge musulman d'origine marocaine, sauvagement assassiné pour cause de son homosexualité et pour une foi dignement honorée, notoirement attestée.
Je ne connaissais rien de son drame jusqu'au moment où une association humaniste belge m'invita pour fin décembre 2014 à une manifestation internationale dans cette capitale qui a toujours eu une tendre place dans mon coeur. Il s'agissait de parler de la traduction française d'un essai que j'ai fait paraître fin 2013 en arabe et début 2014 en français, où je démontre qu'il n'est aucune condamnation en islam de l'homosensualité, terme que je préfère au classique homosexualité. Ce dernier qui s'est imposé étant impropre, par trop connoté sexuellement et issu d'une vision spécifiquement occidentale, alors que la sensualité fait partie de la culture arabe. D'ailleurs, du fait de la prédominance d'une telle sensualité, j'en suis venu  à proposer le terme plus large d'érosensualité afin de qualifier toutes les manifestations sexuelles en terre arabe musulmane. 
Ce fut l'année même du drame vécu sur terre par l'esprit qui est venu à moi qu'a été conçu le livre sous la forme d'un article publié sur internet. Aussi, en me ressouvenant de cette année-là, j'en suis arrivé à la conclusion que les germes du livre devaient avoir poussé en moi aux alentours du drame, au plus tard vers la seconde moitié d'avril de l'année, le meurtre ayant eu lieu la nuit du 21 au 22.
Il faut dire qu'avant, j'étais plutôt réticent, comme la plupart de mes compatriotes et d'autres, à parler d'un sujet aussi sensible, malgré une appréhension de ce genre de thématiques somme toute plutôt indifférente, se voulant au pire neutre, dans son objectivité tout en reconnaissant sa nécessaire et incontournable dimension humaine et humaniste. 
Aujourd'hui, mon intime conviction est que ce fut assurément l'oeuvre de la Providence s'étant ainsi mise en place par petites touches à la faveur d'immenses progrès faits déjà à l'occasion de l'accompagnement de l'Alzheimer de ma mère. J'en ai rendu compte dans un témoignage paru début 2012, y disant ce qu'il m'apporta en termes de sérénité spirituelle outre la redécouverte des dons spirites qui étaient en moi. Ce furent de capitales retrouvailles comme si je me préparais par un training intensif, à l'instar d'un commando militaire, à une mission spéciale.

L'invitation à Bruxelles afin de parler de mon essai s'insérait dans le cadre d'une manifestation oecuménique sur l'homosexualité/homosensualité dans les trois religions monothéistes et elle a eu lieu en même temps que le procès en assises du drame d'Ihsane Jarfi. Son père ne vint ainsi pas alors qu'il était parmi les invités pour évoquer la mémoire de son fils à travers l'hommage qu'il lui rendit dans le tombeau à lui offert. 

Pour moi, ce fut la toute première occasion de connaître son nom et d'avoir les premières bribes de l'affaire. Et de devenir aussi amis sur Facebook. Par la suite, ce fut sur ce dernier média que j'ai commencé à avoir les premiers détails de l'affaire, d'abord par l'intermédiaire du papa d'Ihsane lui-même à travers ses propres messages. Ensuite, mon intérêt pour la cause ne tardant pas à s'éveiller, prenant en moi comme le feu dans la paille, en me documentant sur l'affaire. 
Les choses se sont ensuite accélérées, car j'ai commencé à avoir, par récurrence, la visite de l'esprit d'Ihsane au fur et à mesure que je découvrais l'étendue de son drame. Aussi, avant même de lire le livre à lui dédié par M. Hassan Jarfi qui me l'offrit, j'étais déjà au courant de pas mal de choses, surtout la peine de l'âme d'Ihsane. Cela m'amena à rompre avec mes convictions de début, issues de mes vues spirites, m'amenant à relativiser le drame auprès du papa, lui assurant que l'esprit de son fils, étant dégagé de sa gangue matérielle, ne pouvait qu'être en meilleur état de plénitude et de bonheur. 
Non, Ihsane continuait de souffrir, car il restait attaché à son corps meurtri ou, plus exactement, une part de sa matérialité humaine collait encore à son esprit. Ce n'était nullement par volonté de rester sur terre, mais par une soif irrépressible d'avoir justice que concrétisait chez lui la persistance du stigmate de la chair meurtrie.

Certes, Ihsane Jarfi a eu bel et bien justice auprès des autorités belges, son pays, celui de sa maman ; toutefois, il ne l'a pas eue auprès du Maroc, le pays de son papa, sa patrie d'origine. Or, il ne pouvait se défaire de ce besoin irrépressible de justice de la part du pays de ses ancêtres ; et cela attisait la douleur de la nuit d'enfer qu'on lui a fait subir en la terrible nuit du 21au 22 avril 2012.