Ce blog est inspiré, psychographiquement notamment, par l'esprit d'Ihsane, qui n'est nullement réduit à sa dernière incarnation en tant qu'Ihsane Jarfi, mais dans sa complétude d'esprit parfait.
C'est ainsi qu'il s'est présenté et se présente à moi qui ne suis que son intermédiaire avec les incarnés, son médium.


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Pour comprendre le monde des esprits où je me trouve, merci de lire Allan Kardec : Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums.

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vendredi 6 mai 2016

Ma préface pour le livre d'Ihsane

Ma préface pour le livre d'Ihsane
Extrait


Parler d'esprit et de message spirituel n'est pas anodin; d'aucuns ne s'y risquent même pas par peur de paraître, et pour le moins, faire état... d'esprit non-scientifique.
Pourtant, il n'y a rien de non-scientifique dans le fait de ne pas s'abstenir de réfléchir, ou bien mieux cogiter (au sens étymologique de cogitare : penser), sur ce qui nécessite observation et expérimentation, notamment dans les domaines les plus rétifs à la logique apparente.
C'est même l'honneur de la science que d'oser explorer l'inexplorable ; n'est-ce pas l'intuition qui a été le moteur de certaines des plus fécondes découvertes de la science et de ses plus sûres vérités ?
Or, le domaine spirituel, malgré le courageux apport de scientifiques de renom dans le prolongement du grand siècle spirite, reste une grosse inconnue pour la science, cette terra incognita qui ne peut que tenter l'explorateur qu'est l'homme ou la femme de science. 
À ce titre, l'avenir n'est pas le moins prometteur en découvertes tellement la science a de réalisations concrètes à faire à partir de ce qu'on pourrait considérer comme des anticipations spirites.
Ainsi, on vient récemment de confirmer scientifiquement une intuition portant sur un phénomène de gravitation, cette vibration de l'espace-temps dit onde gravitationnelle, prédit par Einsetein. Il est vrai qu'une telle intuition était l'oeuvre de l'un des plus éminents scientifiques, mais elle aurait pu être émise pratiquement pareillement par un spirite. 
Après tout, être scientifique et spirite n'est nullement un oxymore, Flammarion ou Richet en donnent bien exemple, entre autres célébrités et éminences scientifiques.
On pourrait même dire aujourd'hui que, scientifiquement, il serait plausible de croire à l'existence des esprits qu'à leur non-existence, et aussi à la parfaite possibilité, plutôt qu'à son absence, de la permanence de la communication entre les esprits, vivants comme morts. Le monde virtuel, sans parler des neurosciences, est là pour nous autoriser à mieux appréhender ce phénomène bien mieux qu'avant.
Notre univers, cet inconnu
Concrètement, que savons-nous donc aujourd'hui de scientifique sur notre univers ? Pas grand chose, sinon rien pour ainsi dire par rapport à ce qu'il nous reste encore à apprendre.
Sait-on, par exemple, que ce que l'oeil nu, sans parler de l'oeil sous télescope, voit déjà du ciel la nuit avec ses étoiles brillantes — vivantes comme déjà éteintes — ne représente que l'infime partie de l'univers; et ce même si l'on y ajoute nébuleuses et glaciers ?
La science parle de matière noire et d'énergie sombre, ce qui traduit des domaines qui lui sont encore inconnus ; or, ils représentent 95% du cosmos ! L'inconnu cosmique est donc un iceberg dont on ne connait — et encore imparfaitement — que la face apparente. 
N'oublions d'ailleurs pas que cette matière noire et cette énergie sombre sont des découvertes scientifiques récentes, n'étant pas connues de l'astronomie il y a un siècle. 
Et il a fallu deux mille ans pour déchiffrer l'univers visible, passer de l'ineptie de la terre immobile au centre de l'univers, entourée de sphères (au nombre de huit : les planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et le soleil outre les dites « étoiles fixes »). 
On parle même depuis peu de la découverte d'une neuvième planète annoncée par l'astronome Percival Lowell au début du siècle dernier, mais la confondant avec la planète naine Pluton (une taille est exigée pour l'appellation de planète).    
Ce n'est qu'au milieu du siècle 16, en 1543, que le système géocentrique qu'on attribue à Ptolémée et auquel les savants musulmans ont fait des apports, a reçu la première grande brèche, précipitant sa perte, grâce à Copernic qui a enfin placé le soleil au bon endroit : au centre du monde.
Ce ne fut qu'un pas, mais énorme, car Copernic a conservé la notion de sphère fixe. En effet, une telle idée d'étoile figée ne sera remise en question que par la suite. Il aura fallu attendre pour cela Edmond Halley, en 1718. 
Or, Kant, en 1755, a avancé l'intuition des nébuleuses comme étant des systèmes de nombreuses étoiles, une sorte d'univers-îles flottant dans un océan cosmique. Comme quoi, l'intuition et l'imagination annoncent les acquis de la science.
Ce sont de pareilles intuitions qui permettent d'en arriver à notre savoir actuel bien limité par rapport à ce qu'il nous reste à apprendre encore et à découvrir.
Ce que la science sait aujourd'hui
Au vrai, en l'espace d'une courte période courant sur un siècle, la science a fait un bond notable dans la compréhension de l'univers grâce aux travaux d'astronomes et  de théoriciens, mais aussi de visionnaires, car le scientifique est un esprit averti, aux aguets de la moindre manifestation autour de lui, la plus anodine fût-elle. 
Ce qu'on sait actuellement, notamment depuis 1925 et les travaux de Hubble — utilisant le mètre étalon du cosmos que sont les Cépheides (à savoir que la luminosité de certaines étoiles est fonction de leur période) — est que la voie lactée, notre propre galaxie, n'est pas la seule dans l'univers où il existe des milliards d'autres galaxies comme elle, à l'instar de la nébuleuse d'Andromède, objet des travaux dudit savant.
Parmi les esprits savants, n'hésitant pas à recourir à l'intuition, Albert Einstein a pratiqué ce qu'on appelle en sciences sociales serendipité. En effet, c'est en cherchant à bâtir un modèle de l'univers compatible avec la relativité générale qu'il découvre que sa théorie prédit un univers en mouvement et non statique. 
On parle aujourd'hui d'univers einsteinisé, selon l'expression de Gilbert Durand, au sens d'espace défini temporairement de manière éphémère étant un temps spiralesque où passé, présent et avenir sont comprimés dans un même instant. C'est l'instant éternel, expression connue en sociologie.
La science, je l'ai dit, vient d'ailleurs de confirmer une autre intuition du savant, celle de l'onde gravitationnelle, vibration de l'espace-temps. Il est une autre suggestion capitale venue renforcer les travaux d'Einstein, celle de l'existence d'une masse invisible baptisée matière noire que l'on doit à Fritz Zwicky qui l'avance en observant des galaxies de l'amas de Coma lui apparaissant plus rapides que prévu. Cela a été, par la suite, confirmé par Edwin Hubble découvrant que dans notre univers observable, les galaxies s'éloignent de nous d'autant plus vite qu'elles sont lointaines. 
C'est l'idée capitale de l'univers en expansion que les travaux des cosmologistes  Adam Riess et Saul Perlmutter permettent d'affirmer, à savoir que loin d'être ralentie par la gravitation, l'expansion de l'univers est au contraire en accélération sous l'action d'une entité mystérieuse qui est l'énergie sombre. Une telle découverte a d'ailleurs valu à Perlmutter le prix Nobel de physique en 2011 conjointement avec Brian Schmitt. 
Ce qu'il faut dire ici est que cette expansion de l'univers en constante accélération, s'imposant depuis 1998, a permis aux théoriciens d'imaginer une force mystérieuse qui s'opposerait à la gravitation qui serait l'énergie sombre qui — ne l'oublions pas — constitue pour le moins les deux tiers du cosmos.
Il est donc, à n'en pas douter, une grande part d'inconnu dans le savoir scientifique. Qu'il s'agisse de matière noire ou d'énergie sombre, la science ne peut rien affirmer ni infirmer ; ce qui veut dire que 95 % de l'univers est de nature inconnue. 
La matière visible, celle qu'observent nos télescopes les plus sophistiqués, est donc réduite à 5 %  du cosmos, juste un sixième de toute la matière cosmique où l'énergie sombre représente deux tiers du contenu de l'univers.
Quid maintenant de la naissance de notre univers ? Ce que la science peut dire est que nous sommes réduits à un point infiniment petit d'une densité infinitésimale ne contenant pas moins l'information de tous les ingrédients de l'univers, que ce soit en matière ou en énergie, ainsi que de toutes les dimensions de l'espace et du temps. C'est ce qu'on appelle l'instant 0 chez les astrophysiciens : l'état de l'univers à sa naissance. Ce qu'ils appellent aussi Point de singularité. 
De quoi s'agit-il ? Comment le décrire ? La science est encore dans l'incapacité de le faire ; c'est ce qu'on qualifie de « mur de Planck », une limite à repousser à défaut de franchir par le savoir scientifique. 
Ajoutons qu'après le fameux Big Bang, soit entre 0 et 10 moins 32 secondes ou 380 000 ans après, on a assisté à une inflation de la matière. En effet, avec la première lumière de l'univers, on a eu la naissance des galaxies noires. Ensuite, jusqu'à un milliard d'années après le Big Bang, on a vu des particules envahir l'espace et les galaxies grandir ; une telle inflation atteint son pic six milliards d'années suivant le Big Bang, finissant par faire dominer notre univers par l'énergie noire dont la nature demeure inconnue.     
La vérité incontournable de l'énergie 
Qu'en est-il de l'avenir, toujours scientifiquement parlant ? On s'accorde à dire que tout dépendra de la nature de l'énergie noire. S'il s'agit d'une constante cosmologique, cela voudra dire que l'expansion de l'univers se poursuivra à l'infini. Ce qui signifie que les galaxies s'éloigneront indéfiniment et de plus en plus les unes des autres. Ensuite, à mesure que leurs réserves da gaz s'épuiseront, elles ne formeront plus aucune étoile ; aussi, dans mille milliards d'années tous les astres de l'univers seront irrémédiablement éteints. 
On pourrait cependant admettre que l'énergie n'est pas une constante et que son intensité intrinsèque augmente avec le temps. C'est l'hypothèse de la « grande déchirure » qui stipule que l'énergie sombre ira en puissance au point de désintégrer les galaxies, les étoiles, les planètes et enfin les atomes. 
Ainsi, que ce soit la première ou la seconde hypothèse, l'avenir de l'humain est sombre. Mais, au vrai, qu'est-ce l'humain ? N'évoluerait-il pas en parallèle lui-même ? Pourrait-on dire qu'il est de la matière visible : le corps physique, et de l'énergie sombre : l'esprit ?

        Et s'agissant de ce qui le caractérise le plus, la fin de vie, serait-il possible de croire que c'est le phénomène de la mort — se résolvant en une libération de l'énergie sombre — qui permet à l'esprit de sortir de sa matière visible afin de revenir, par un phénomène d'attraction gravitationnelle, vers la matière noire ? N'y aurait-il donc pas moyen de maintenir l'esprit, énergie sombre, sur terre, une fois libéré de son corps, par une sorte de loi d'attraction spirituelle ? 

La suite sur le livre d'Ihsane...