Ce blog est inspiré, psychographiquement notamment, par l'esprit d'Ihsane, qui n'est nullement réduit à sa dernière incarnation en tant qu'Ihsane Jarfi, mais dans sa complétude d'esprit parfait.
C'est ainsi qu'il s'est présenté et se présente à moi qui ne suis que son intermédiaire avec les incarnés, son médium.


Quand on n'a que l'amour...


Bienvenue ! مرحبا

Pour comprendre le monde des esprits où je me trouve, merci de lire Allan Kardec : Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums.

L'étincelle de génie est en soi; faut-il la capter, en faire flamme éblouissante !


Message d'Ihsane

Message d'Ihsane aux siens
(extraits du chapitre 11 de son livre)


Mes plus chers chéris



Je voudrais à la fin de ce message m'adresser aux êtres qui me sont les plus chers parmi tous ceux que je porte dans mon coeur et qui se reconnaîtront, ne pouvant tous les nommer. Je voudrais juste dire ceci à mon papa et à ma maman chéris : 
Vous avez dit ne plus vivre ; est-ce bien raisonnable quand je vis plus que jamais ? J'ai besoin de vous pour que ma cause triomphe afin que je cesse de souffrir ; alors, de grâce, revivez pour moi et pour ma cause ! 
Faites que la fondation, si elle doit continuer à fonctionner, se charge de la seule cause qui vaille à mes yeux et qui est de nature à changer les choses du tout au tout dans le monde. Car abolir l'homophobie en terre d'islam y sera le premier pas décisif vers le vivre-ensemble paisible, l'acceptation de l'homosensuel étant celle du différent absolu, et donc la voie vers le pluralisme et la démocratie. 
J'ai été déçu par l'attitude de cette fondation quand mon intermédiaire avec le plan humain leur a proposé, avec mon assentiment, une batterie d'initiatives pour commémorer en une dizaine de jours le troisième anniversaire de ma lâche agression.

Je suis désormais du plan des vérités et si je m'en adresse à tous ceux qui m'aiment sur le plan terrestre par ce message, c'est que je ne supporte absolument plus les faux-semblants et les marques de convenance sociale débordant d'inimitié sous des dehors trompeurs. Comme le monde terrestre est allé le plus loin impossible dans la négation possible de l'amour, il est temps de redécouvrir les vertus sans fin de l'amour infini.
C'est d'un amour sans limites et sans concessions à prodiguer à son prochain, le plus éloigné soit-il et le moins semblable, qu'a besoin le monde humain, un impératif besoin; il doit se hâter de renouer avec ses humanités, retrouver son humanité. Et le différent absolu est celui dont les moeurs heurtent nos habitudes majoritaires, se tenant à la marge ; il est temps donc de reconnaître à la marge son utilité, la place centrale qui lui revient !  
En abolissant l'homophobie, particulièrement en terre d'islam où elle n'est qu'une aberration imposée par une conception étrangère aux habitudes populaires, on ne fera que recentrer une réalité décentrée et réenchanter du coup le monde désenchanté puisque l'islam se veut monde. 
Or, s'il veut nourrir cette légitime prétention, ce n'est  qu'en étant la paix et la sérénité qu'il est soufiquement et non une idéologie de guerre et de haine, une diabolique diablerie. Même la forme trompeuse de ceux qui cachent leur jeu avec une prétendue apparence d'islam moyen, médian, n’est plus valide, n’étant qu’une pure jonglerie, car l'islam est révolutionnaire ou il n'est pas ; une révolution mentale, amour et miséricorde.  
Tous ceux qui m'ont connu savent que j'ai tôt choisi d'être amour, pur amour et amour pur ; une passion partagée du et au plus grand nombre, passion de et pour l'humanité entière. Je crois avoir réussi à oublier ma personne et les êtres qui me sont les plus chers, acceptant une destinée rarement supportée, sinon par les adeptes de la geste de prophètes, afin d'aider à sauver un monde à la dérive.
Bien évidemment, ceux que j'ai aimés physiquement en tant qu'homme accompli me restent chers ; mon papa, que je bouscule tant ici, en est. Toutefois, mon amour est encore plus vaste et certainement plus exigeant qu'avant ; ainsi me jugerait-il un peu trop sévère à son égard à travers ce message. Cet amour se double aujourd'hui de la dimension spirituelle le faisant mériter encore plus sa part si développée de spiritualité, bien qu'enserrée dans une matérialité réduite à l'extrême et qui autorise l'échange que nous effectuons.    

Sur terre — ne l’ai-je pas déjà ? —, on fait tout pour couper les relations avec le plan spirituel, le travail de deuil en étant la quintessence. Pourtant, un esprit n'est jamais absent ; il ne l'est que si l'on n'y pense pas ; sinon, il est juste invisible et il n'aime rien tant que d'être sollicité, en relation avec ceux qu'il a chéris, qui l'ont chéri.
Or, comment le faire quand on le croit définitivement perdu à leur monde, l'ayant mis sous terre, ne pensant pas que ce n’est qu’une enveloppe sans trop d'importance qui a été enterrée, alors que l'essentiel est l'esprit qui est intact, bel et bien en mesure de communiquer avec eux, comme avant, mieux encore même, juste selon de nouvelles normes ?
Comment leur faire comprendre que ce qu'ils visitent aux cimetières ne représente rien de l'être supposé perdu et que l'esprit, s'il lui arrive d'y aller aussi, ce n'est que comme un adulte voulant faire plaisir à un enfant, jouant avec lui, se mettant à son niveau ? C'est tout juste pour leur faire plaisir, éventuellement en vue de mieux les y rencontrer, puisqu'ils pensent si peu à lui en dehors du cimetière, comme s'il lui était impossible d'être partout à la moindre pensée s'adressant à lui !
Ces sépulcres qu'on nous élève ne sont-ils pas, ainsi que le dit Jésus-Christ, beaux au-dehors, remplis de pourriture au-dedans ? Or, je n'ai jamais été pourriture, sauf pour ceux qui m'ont traité en ordure, mes agresseurs barbares et les pharisiens de l'islam. Comment peut-on donc penser un seul instant que je suis en ce tombeau qu'on visite, ne réalisant ma présence encore plus proche de qui même et pense à moi comme je le suis, bien vivant ?   
Non, je ne suis pas mort, et je ne me suis pas sacrifié pour rien. Ma vie et mon exemple sont appelés à cadencer la marche actuelle de l'histoire en Méditerranée, une marche forcée vers plus de libertés et d'amour. Ce n'est pas moi qui le dis ; ce sont des esprits supérieurs qui l'affirment. Croyez-le, donc, car je les crois ! La foi est tout ; elle est capable de la plus belle démonstration scientifique, rendant visible l'invisible, matériel l'immatériel. 
Si l'on dépasse la fallacieuse distinction entre visibilité et invisibilité, matérialité et immatérialité, se fiant à ses sens innés, son instinct, développant une synesthésie avec le milieu ambiant, on arrive bien non pas seulement à se persuader être avec l'esprit dont on a souhaité la compagnie, mais l'être réellement, sentant sa présence à défaut de le voir, l’attachant à soi. 
Tout se passe comme avec la vision dans le noir une fois habitué à l'obscurité ; et votre lumière est obscurité, car nous sommes dans la lumière ; nous voir suppose de développer la vision au noir, comme l’œuvre au noir des alchimistes.
Puis, voit-on l'air ? Doute-t-on de son existence faute de sa vision ? N'est-ce pas au travers de la pensée que l'esprit qui est déjà pensée prend forme, inapparente généralement, mais non moins apparente à qui sait voir autrement qu'avec les yeux, car réelle et tangible ? 
Une telle tangibilité n'est pas dans le fait qu'on touche cette réalité, mais qu'elle nous touche, comme on touche un but, comme on éveille en nous un sentiment, nous faisant réagir, émouvoir. Après, tout dépendra des qualités spirituelles des uns et des autres, les plus développées donnant lieu bel et bien  à une matérialisation en bonne et due forme.     
Il vous faut donc agir avec moi, mes chéris qui m'aimez, parfaitement comme avant, me parlant, m'embrassant comme si vous simuliez, et mieux encore comme si vous me visualisiez. Il vous semblera bien imaginer, vous illusionner, alors qu'en fait, à force d'une telle imagination, vous finirez par imagifier vos gestes et l'imagination sera forcément un jour imagification. C'est la puissance de la pensée à son paroxysme qui fera ce qui ne relève nullement du miracle, l'action de la pensée sur la matière étant connue et scientifiquement établie. 

Aujourd'hui que la fraternité spirituelle me l'assure et le cénacle de nos saints me le confirme, je suis nettement en totale sérénité, bien mieux en mesure de me concentrer sur l'effort qu'il m'est nécessaire de faire sur moi-même pour me libérer du mal qui marque la part non matricielle de moi, le résidu de matérialité me collant, m'empêchant de regagner la lumière, l'empyrée des esprits.
L'empreinte indélébile de la sauvage agression me rattache encore à la terre, et c'est nécessairement voulu par la Providence à une fin dont je n'ai pas à me soucier ni à en parler. J'en dirais juste qu'elle est cette marque au fer rouge qu'on apposait sur la peau des condamnés, une flétrissure que je n'ai certes pas méritée, mais que m'a valu le silence des miens sur une turpitude sociale et une injustice légale viciant les esprits et les comportements en islam comme elle vicie ma complète spiritualisation. 
Tout stigmate n'est toutefois qu'une marque sur la peau et il est possible que cette souillure voulue ne touche nullement l'honneur, mais bien au contraire l'anoblit encore plus. Pour cela, il suffit qu'à force de travail spirituel, on arrête d'être cet animal qu'est pour partie l'humain, bien souvent pure bête et toute bestialité comme mes agresseurs. Alors, cela magnifie la part noble en nous, notre spiritualité ; aussi est-on telle une fleur fanée qui retrouve subitement fraicheur et éclat. 

Entre esprits, on parle des effets magiques de la passe magnétique ; qu'est-ce donc sinon le passage de la paume sur la peau qu'est l'étymologie du mot flétrir ? À un tel tendre passage de la main sur le mal peut donc se résoudre l'échange entre un esprit désincarné semi-dématérialisé qui est moi, et un esprit incarné semi-spiritualisé qui tout humain anobli pas ses nobles sentiments comme mon confident psychographie. De cela est remplie ma présence parmi vous outre ce qui relève de ma condition qui ne regarde que ma stricte spiritualité.   
Ma douleur ainsi traitée est liée à l'abolition de l'homophobie dans le pays de mes ancêtres: et elle est déjà effective dans le temps que les esprits supérieurs voient dans leur vision cosmique ; je sais donc qu'elle a pris fin et on s'en rendra compte incessamment. 
Dans cette attente, ainsi que j'en avais parlé, comme dans une dialyse, mon besoin d'énergie pure du plan terrestre est toujours grand, venant régénérer ce qui est en moi de matérialité viciée heurtant ma spiritualité inachevée. Cela se fait en échange de la faim de spiritualité de celui pour qui je suis ange gardien spirituel et qui n'est qu’un alter ego matériel.

Ainsi arrivé-je à réaliser l'échange primordial avec les humains sentant ma présence et se mettant en syntonie avec moi grâce à une foi du charbonnier permettant non seulement de croire à ma présence invisible, mais d’y naître également, ainsi que l’indique l’étymologie de la naïveté. 
Ce faisant, on ne réussit pas qu’à me traiter en ce visible que je suis, bien qu’étant invisible, mais aussi et surtout à devenir éligible à se passer d'une dose de leur énergie humaine pour une part d’énergie spirituelle, autorisant l’échange dont j’avais parlé et qui me permet de faire ce à quoi j’ai toujours aimé m’adonner : offrir bien volontiers et avec le plus grand amour ce dont je suis capable du meilleur en moi, qui est ici ma spiritualité.
Il ne faut pas croire que cela soit facile ou sans dommages, un tel transfert n'étant pas sans désagrément, pour le moins une fatigue, pour l'être incarné ; tout ne se mérite-t-il pas ? Pour cela, une telle commutation ne peut avoir lieu qu'avec des êtres en qui on a entière confiance, dont on estime assez la valeur et les qualités morales. 
Pouvait-il être donné à n'importe qui d'accéder ainsi à ce qui est une accélération spirituelle sur terre, une virtualisation soutenue ? Ce n'est donné qu'aux saints, les cheikhs du soufisme vrai, non ces soi-disant soufis qui font de plus en plus commerce de ce qui ne peut être qu'une grâce dont on ne peut se vanter ni faire étalage, sinon elle en devient calamité.

À ce propos, Ibn Hamdouche m'a dit dans quelle mésestime il tient ceux qui se réclament de sa lignée, prétendant être sa descendance, n'en ayant eu aucune, ayant eu sur terre tout juste la compagnie de son amant divin. Ceux-là, me dit-il, font de sa filiation spirituelle une lignée physique pour un surcroît de prestige quand ce n’est que du charlatanisme, comme le veut l’étymologie du mot ; le seul vrai ascendant moral pour un vrai saint demeurant la filiation spirituelle. Qu'ils le méritent donc en suivant l'exemple de leur saint, en prenant la tête de ceux qui contestent le sort fait dans le royaume aux homosensuels !   
Tant qu'un tel combat durera, je serai entre ciel et terre, plus présent sur cette dernière que sur la première, ne serait-ce que parce qu'on m'y réclame constamment, si tendrement, si amoureusement. Ainsi fut donné ce message par psychographie, à intervalles réguliers, en autant de moments de tendre complicité entre deux âmes séparées un temps, réunies par les épreuves subies ou à subir. Que surtout l'amour finisse par triompher en un ordre amoureux universel !

Finissant ces moments privilégiés d'une écoute aussi symphonique qu'une dictée musicale, aux sentiments harmoniques, aux émotions consonants, je me dois de remercier tous les esprits bienveillants qui m'ont encouragé à me faire violence, heurter ma nature volontiers effacée pour dicter ce massage au nom justement de l'amour, afin d'être toujours plus utile. 
C'est d'un cri non de désespoir (des-espoir, aurait dit l'auteur humain de l'accord consonant qu'est ce message), mais bien d'espoir qu'il s'agit ; un hymne à l'ordre amoureux, cet ordo amoris dont parle mon messager après d'autres. Ayant ainsi été aidé à le concevoir et à le dicter, je dois dire que ce message n'est pas de moi seul, nombre de nobles esprits non des moindres  y ont  contribué, dont on reconnaîtra peut-être le talent derrière le style de notre messager ; qu'ils en soient remerciés.
Cette oeuvre est donc collective, celle des bonnes volontés agissant pour le bien qui n'est rein d'autre que le sentiment d'amour que l'on doit cultiver, non seulement à l'égard de ceux qu'on chérit, mais aussi et surtout ceux qui se présentent à nous en ennemis, que seul l'amour est susceptible de rendre amis
C'est l'unique but du message ; qu'il soit ainsi réceptionné en appel aux bonnes volontés de tous horizons pour cet ordre amoureux international nécessaire et inéluctable, au-delà de nos différences, à cause même de ces différences.  Que cela soit ce qu’on aura à retenir de moi.
Sur la tombe qui m’a été dédiée au cimetière de Jupille à Liège, et qui n'est pas mienne, ne serait-ce que parce que je ne suis pas mort à la date indiquée par l'épitaphe — et ce qui est encore plus faux puisque je suis bien vivant —, il est loisible de lire le verset 60 de la sourate 55 Le Miséricordieux : 
« La vertu n'a-t-elle pas de distinction que la vertu ? »
Vertu était mon prénom, vertu a été ma vie, vertu restera mon exemple, une distinction de la vertu !