Ce blog est inspiré, psychographiquement notamment, par l'esprit d'Ihsane, qui n'est nullement réduit à sa dernière incarnation en tant qu'Ihsane Jarfi, mais dans sa complétude d'esprit parfait.
C'est ainsi qu'il s'est présenté et se présente à moi qui ne suis que son intermédiaire avec les incarnés, son médium.


Quand on n'a que l'amour...


Bienvenue ! مرحبا

Pour comprendre le monde des esprits où je me trouve, merci de lire Allan Kardec : Le Livre des Esprits et Le Livre des Médiums.

L'étincelle de génie est en soi; faut-il la capter, en faire flamme éblouissante !


Livre d'Ihsane


Le livre d'Ihsane

« Je suis Ihsane et je réclame justice ! »

Un esprit demande l'abolition de l'homophobie en islam

Message spirituel, 
psychographiquement reçu et introduit par
Hached Ibn Affène
Préface de Farhat Othman

Extrait du livre


Avant-propos


Je ne suis pas l'auteur du message de ce livre ; je n'en suis que le récipiendaire ; la médaille ou le diplôme reçu ici ayant forme de message de l'au-delà de la part d'une âme en peine et transmis par l'écriture automatique qu'est la psychographie.
Il se trouve que des dons de perception me viennent d'une passion soufie, une conviction spirite. Pratiquant ce que je qualifie de pilotage providentiel, dont la manifestation éminente, quand on est capable de la Providence, est un pilotage spirituel, le dessein de la Providence peut prendre la forme d'un message tel celui dont ce livre est l'écrin.
S'adressant à qui a la foi, d'abord confiance, étant donc scientifique et non une simple croyance, ce message est une totale sûreté de l'intuition, bien loin d'être la certitude en une conviction. Il concerne tout d'abord qui ne fait pas de l'homme ce maître et seigneur de l'univers qu'il n'est plus, plutôt une créature parmi d'autres, soumise comme elles aux lois naturelles. 
Car la raison humaine n'est pas tout en l'être humain, alors que l'esprit l'est bien ; un esprit dont meurt l'écorce physique et qui demeure vivant en son noyau quintessencié, réalisant la loi scientifique de la palingénésie. Que serait d'autre l'humain sinon un phénomène naturel relevant de lois auxquelles sont soumises toutes les créatures ?                  


L'esprit qui parle dans ce livre est venu à moi, celui d'Ihsane Jarfi, jeune belge musulman d'origine marocaine, sauvagement assassiné pour cause de son homosexualité et pour une foi dignement honorée, notoirement attestée.
Je ne connaissais rien de son drame jusqu'au moment où une association humaniste belge m'invita pour fin décembre 2014 à une manifestation internationale dans cette capitale qui a toujours eu une tendre place dans mon coeur. Il s'agissait de parler de la traduction française d'un essai que j'ai fait paraître fin 2013 en arabe et début 2014 en français, où je démontre qu'il n'est aucune condamnation en islam de l'homosensualité, terme que je préfère au classique homosexualité. Ce dernier qui s'est imposé étant impropre, par trop connoté sexuellement et issu d'une vision spécifiquement occidentale, alors que la sensualité fait partie de la culture arabe. D'ailleurs, du fait de la prédominance d'une telle sensualité, j'en suis venu  à proposer le terme plus large d'érosensualité afin de qualifier toutes les manifestations sexuelles en terre arabe musulmane. 
Ce fut l'année même du drame vécu sur terre par l'esprit qui est venu à moi qu'a été conçu le livre sous la forme d'un article publié sur internet. Aussi, en me ressouvenant de cette année-là, j'en suis arrivé à la conclusion que les germes du livre devaient avoir poussé en moi aux alentours du drame, au plus tard vers la seconde moitié d'avril de l'année, le meurtre ayant eu lieu la nuit du 21 au 22.
...
Comme souvent, le contact spirituel fut par intermittence et en toute discrétion. Ihsane était déjà un garçon très délicat, incapable de brusquer autrui, trop attentif à sa réaction, trop attentionné. Doutait-il de mon adhésion à sa cause ? Je ne sais et ne puis le dire, mais je ne le pense nullement, le connaissant assez maintenant. Ce dont je suis sûr, c'est qu'il n'osa pas me livrer tout de suite la cause de sa peine, me laissant la deviner seul, me la confirmant après coup, toujours en accompagnant ma réflexion, la suscitant, mais sans jamais prendre l'initiative de l'initier.
Aussi, me fallut-il attendre l'arrivée du livre de Belgique qui mit bien une éternité, plus d'un mois (il faut dire qu'il était envoyé en recommandé avec accusé de réception et qu'il y avait une grève de quelques jours à la poste tunisienne), pour connaître la vérité. Elle était dans la page 126 du livre de Hassan Jarfi ; on y lit, en effet : « curieusement, chaque fois que j'arrive au cimetière, un oiseau vole au-dessus de ma tête, plusieurs fois en poussant des cris. Je sais qu'il existe une relation entre les âmes et les oiseaux ». 
Tout de suite, je compris le sens de ce passage qui, étrangement, sembla échapper à M. Jarfi pourtant soufi et connaisseur de la civilisation arabe. Je le lui signalai aussitôt et il confirma ma bonne déduction. En effet, il est bien connu dans la tradition arabe que l'âme du mort réclamant juste ne quitte pas son tombeau et continue de voleter alentour prenant la forme d'une chouette ou d'un hibou, piaillant, réclamant que justice soit faite. 
Le soir même, l'esprit d'Ihsane était plus loquace, comme s'il attendait ce premier pas venant de moi, et j'ai alors pris la mesure de son immense peine. Non seulement il souffrait de ce qu'il a enduré, mais aussi de ce qu'il endure doublement comme injustice : celle venant de son Maroc, mais également, aussi étonnant que cela pût m'apparaître, de son papa qui n'était pas prêt d'engager la bataille que son fils attendait de lui.
Pourtant, M. Jarfi s'est bien investi dans un combat héroïque pour honorer la mémoire de son fils, et que j'ai eu l'occasion de saluer dans des articles sur les médias électroniques. Pour Ihsane, cela ne suffisait pas. 
Quand j'en ai parlé au papa, il me confirma sa réticence, craignant de desservir la cause de son fils, ne voulant pas froisser les autorités marocaines, pensant qu'il ne ferait ainsi que du tort à Ihsane eu égard à la persistance d'une mentalité farouchement homophobe dans son pays. Il devait aussi estimer avoir fait déjà le maximum avec le livre et la fondation portant le nom de son fils, estimant probablement ne pas être en mesure de faire autre chose, d'autant que ce qu'il fit ne ralliait déjà pas tous les suffrages de la famille.
Or, dans une telle oeuvre, Ihsane ne voyait que de la vanité ; il ne l'avait pas encore dit tout à fait, mais j'avais déjà senti dans ses expressions comme du dédain pour ce qui lui semblait être une oeuvre plus faite pour exploiter son drame que pour honorer sa mémoire. Sans conteste, pour lui, la seule façon de l'honorer était de réclamer que justice lui fût rendue au Maroc.
...
De nouveau, j'ai été sur le point de me désintéresser de toute l'affaire ; mais l'esprit était toujours là et sans jamais se faire pressant ou harcelant, il arriva à ne pas me laisser indifférent à son calvaire. Par petites touches, des bribes de mots, réminiscences et ressouvenirs, je découvrais, jour après jour, à quel point il y a avait d'attaches entre nous, remontant loin, allant jusqu'à la fusion entre deux parts d'âme juste séparées un temps, finissant au prix d'épreuves acceptées par se retrouver enfin réunies, réunifiée en l'unité spirituelle qu'elles étaient.  
Cela ne fut évident que plus tard, mais le processus était inéluctable et l'ascension imparable. Pour commencer, je promis de faire ce que je sais le mieux, écrire, m'étant résolu de consacrer au drame un livre en arabe rétablissant la vérité. Je me suis même empressé de saisir par écrit les sentiments déjà incandescents se bousculant sous ma plume, entendant rendre auprès du public pour le moins la justice méritée par ce musulman modèle que nombre de gens, ignorant sa vie et les circonstances de son drame, jugeaient mal, au point d'en arriver à insulter sa mémoire.
Si Ihsane ne dit rien, je n'ai pas senti pour autant, non pas une réticence, mais comme un soupçon. Doutait-il que j'aille jusqu'au bout dans cette entreprise pour laquelle je m'étais assuré la réponse de principe favorable de mon éditeur marocain ? De fait, il savait déjà que mon éditeur allait se rétracter, craignant des retombées négatives pour la réputation de sa maison. On a dû aussi lui reprocher d'avoir osé éditer mes livres sur l'homosexualité.
Avec l'accord d'Ihsane, plein de tact, qui n'osait me le demander, quoique l'envie chez lui était bien tangible, ainsi que je le compris après coup, je résolus alors de ne pas achever le livre en arabe et de lui prêter bien volontiers ma plume, en écriture automatique, pour ce qu'il aurait souhaité me dire. Nos rencontres étant devenues quasi-quotidiennes, un attachement réciproque s'étant clairement manifesté, autorisant bien plus que des confidences, une complicité  spirituelle, Ihsane était prêt de lui-même à raconter son drame dans un livre en français que j'étais tout près de recueillir. Le voici !
...
Qu'on me permette aussi, en y insistant, de rajouter les précisions suivantes :
Ce message est entièrement d'Ihsane ; il a été juste rédigé par moi, non pas sous sa dictée, mais sa férule. Il ne me l'a pas livré d'un coup, plutôt au fur et à mesure de contacts réguliers, étant donné qu'il est devenu l'ami intime, l'âme-frère dont j'ai parlé, m'habituant  à ses visites au point de ne plus m'en passer, l'attendant comme on attendrait la venue de l'être cher, une part de soi manquante jusque-là, finalement retrouvée. 
Avant d'atteindre à cette conclusion, j'avais trouvé avec lui le degré de spiritualité que je quêtais, sa présence manifestant ce mérite d'accéder au pilotage spirituel. Ihsane se révélait déjà être mon petit frère, le sentant par moments même avoir été un grand frère, ayant veillé sur moi, me protégeant et me sauvant quand il était déjà au ciel, alors que je n'étais encore qu'un enfant, un peu semblable à ce qu'il allait être lui même, sourire angélique aux lèvres, dormant déjà les bras en croix.